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Philippe Roi et Tristan Girard

Docteur Alain Goldcher

L’araire et le pied

le 12 janvier 2014 | par Philippe Roi et Tristan Girard

Par Philippe Roi(1), Tristan Girard(2), Jean-Daniel Forest(3)†, Paul Bessou(4)

(1)Chercheur en Sciences Cognitives, spécialisé en Archéologie Cognitive ; (2)Chercheur en Sciences Cognitives ; (3)Spécialiste du Proche-Orient Ancien, Chercheur au CNRS, Enseignant à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; (4)Professeur Émérite, Faculté de Médecine de Toulouse, Spécialiste de l’équilibre auprès du CNES.
Relecture : Jean-Louis HUOT (Professeur Honoraire de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien Directeur de l’Institut Français d’Archéologie du Proche-Orient – IFAPO), Alain GOLDCHER (Docteur en Médecine, Directeur d’Enseignement à la Faculté de Médecine de Paris VI, Spécialiste des maladies du pied).

La domestication des plantes et des animaux est définitivement acquise il y a dix mille ans au Proche-Orient (1). C’est dans cette région délimitée par la côte levantine, la péninsule anatolienne et les piémonts du Zagros que sont domestiquées, pour la première fois, des céréales comme l’orge et le blé, des légumineuses telles que les pois, les fèves et les lentilles, ainsi que certaines espèces animales comme la chèvre, le mouton, le porc et le bœuf. Même si le processus est lent à l’échelle des générations humaines, cette prise en main d’espèces naturelles est souvent décrite comme une révolution en raison de sa manifestation soudaine par rapport à l’évolution de l’humanité et de ses répercussions majeures sur les sociétés humaines. Les faits observés à ce jour se présentent schématiquement de la façon suivante : entre 12 000 et 9500 avant notre ère, des chasseurs-cueilleurs, appartenant aux cultures natoufienne puis khiamienne, se sédentarisent. Ils comprennent que les graines de céréales peuvent se conserver et qu’il est possible, grâce à elles, de se nourrir pendant l’hiver en restant sur place. Ils décident alors de quitter leurs abris itinérants et de construire des maisons rondes semi-enterrées, à proximité desquelles des fosses, à parois enduites, semblent destinées à la conservation des graines. Des meules, des mortiers et des pilons, trop lourds pour être transportés aisément, prouvent qu’ils broient le grain, tandis que des lames de faucilles en silex, portant un lustre caractéristique, indiquent qu’ils coupent des végétaux parmi lesquels des céréales. Dès lors, la sédentarité gagne peu à peu du terrain. Les hameaux deviennent des villages et l’intervention humaine sur les cycles reproductifs des plantes, puis des animaux, s’intensifie.

Entre 9500 et 8200 – PPNA et PPNB ancien – des techniques visant à travailler la terre pour en tirer des produits de consommation apparaissent. Celles-ci sont difficiles à mettre en évidence sur le plan archéologique, car les espèces végétales employées ont encore une morphologie sauvage. Ce n’est qu’à la phase suivante, entre 8200 et 7000 – PPNB moyen et récent – qu’apparaissent des variétés véritablement domestiques. Il faut songer que cette transformation radicale du mode de production implique des changements profonds dans l’univers des croyances et l’organisation sociale, notamment dans la composition de la famille, des lignages et des pratiques matrimoniales. C’est en effet l’ampleur de la main-d’oeuvre qui compense la faiblesse des moyens techniques. Les nouveaux modes de vie ainsi mis en place favorisent un essor démographique sans précédent qui permet, dans certains cas et sous certaines conditions, de nouvelles avancées.

Vers 7000, lorsque la sédentarité, la culture du sol et l’élevage sont définitivement implantés dans la zone dite « nucléaire », ces acquis sont adoptés par des chasseurs-cueilleurs qui habitent le bassin du Tigre et de l’Euphrate. C’est à cette époque qu’apparaît la céramique dont les formes et la variété des décors permettent très vite d’identifier trois grandes formations culturelles : le Halaf dans le nord de la Syrie, le Hassuna-Samarra dans le nord de l’Iraq et l’Obeid dans le sud de l’Iraq. Les techniques pour cultiver la terre sont, le cas échéant, adaptées aux conditions locales, spécialement dans la plaine alluviale du Tigre et de l’Euphrate où la quantité de pluie annuelle, inférieure à cent-cinquante millimètres, n’atteint pas le minimum indispensable à la culture des céréales. Il est donc nécessaire d’avoir recours à l’irrigation au moyen d’un réseau de canaux qui arrose un maximum de terres. En outre, la crue de printemps, provoquée par la fonte des neiges dans les montagnes, est destructrice, car elle survient au plus mauvais moment, juste avant les moissons. Il faut donc coopérer pour s’en protéger, en surélevant des digues et en drainant les eaux, ce qui encourage les habitants du Sud mésopotamien à rester ensemble. De fait, ils évoluent, tandis que les autres communautés du Proche-Orient se segmentent et essaiment partout où l’exploitation du sol ne pose pas de problème particulier.

Les Obeidiens mettent progressivement au point des outils pour cultiver leurs sols. Ils préfèrent façonner des faucilles d’une seule pièce en argile surcuite, plutôt que des faucilles composites faites d’une poignée en bois sur laquelle des lames de silex sont fixées par du bitume. Des analyses ont montré que ces faucilles en terre cuite servaient à couper des végétaux, dont on peut seulement supposer que les céréales faisaient partie. Pour les travaux des champs, les Obeidiens utilisent des houes à armature en pierre (2), sans équivalent chez leurs voisins septentrionaux qui se contentent de houes en bois probablement semblables à celles qui furent découvertes dans des tombes en Égypte. Certains auteurs pensent que ces lames en pierre taillée ont servi de soc à des araires. Mais ces lames ne sont pas symétriques, contrairement au soc de l’araire, ce qui tend à prouver que l’outil était utilisé de biais, donc manuellement. Les houes à armature de pierre servent globalement à travailler la terre et à retirer les mauvaises herbes. Dans le cadre des semailles, elles servent aussi à creuser des poquets, autrement dit des trous dans lesquels sont déversées les semences. Ce n’est que plus tard, au 4e millénaire, que l’araire apparaît. Il s’agit d’un instrument aratoire qui effectue un labour symétrique en rejetant la terre déplacée de chaque côté d’un sep en bois qui entame la surface du sol. Le sep constitue un support pour deux mancherons fixés à l’arrière, qui servent à diriger l’instrument. Les mancherons sont reliés dans leur milieu par une pièce transversale appelée entretoise qui sert d’appui au timon, longue perche grâce à laquelle on tire l’araire. Enfin, timon et sep sont reliés par l’étançon, une barre de bois verticale, qui maintient entre eux l’écartement et définit l’angle d’attaque dans le sol (3). L’origine de l’instrument et spécialement son rapport éventuel à la houe sont controversés. La houe est un outil à percussion lancée, que l’on plante en avant et que l’on tire vers l’arrière de façon répétitive. Avec l’araire, il en va autrement. Lorsque l’inondation est arrivée à son terme, ne laissant sur le sol que quelques mares éparses, le travail du laboureur commence. La terre est meuble et le sillon facile à tracer. Il n’est pas utile d’avoir recours à un sep pointu pour pénétrer la terre en profondeur. La difficulté consiste plutôt à maintenir le sillon ouvert suffisamment longtemps pour que le semeur, qui emboîte le pas au laboureur, puisse répandre les graines dans le limon gluant (4).

L’araire étant décrit et placé dans son environnement, il convient à présent d’identifier les comportements qui ont conduit à sa fabrication. L’observation d’un homme traçant avec le pied un sillon dans un sol limoneux est à ce titre des plus instructives. Lorsqu’on incline la pointe du pied pour l’enfoncer dans la boue d’un marécage et qu’on lui impulse un mouvement vers l’avant, on remarque qu’il se forme un sillon par déversement des alluvions de chaque côté du cou-de-pied. Or, le delta du Tigre et de l’Euphrate est constitué d’une terre humide et gluante, facile à travailler. Dans un tel terrain, il n’est point nécessaire de disposer d’un araire au soc pointu pour ouvrir un sillon. Il faut seulement écarter le limon et déverser le grain avant que les berges ne se referment. Les habitants de basse Mésopotamie ont donc pu tirer la forme de leur araire de celle du pied. En effet, tracer un sillon dans le sol glissant requiert un équilibre corporel dynamique et rigoureux. Celui-ci s’obtient grâce à des actions d’anticipation ou de compensation posturale qui doivent être exécutées dans des laps de temps très brefs. Les pieds, zones de contact privilégiées du corps avec le sol dans la posture érigée, sont les éléments clefs de l’équilibration dynamique, sous contrôle permanent du système vestibulaire. D’abord, grâce à de nombreux récepteurs sensitifs, ils renseignent le système nerveux sur la position du centre de poussée dans la zone d’appui. Cette information est essentielle pour la stabilisation du corps, car les indications fournies par l’œil et le système vestibulaire n’ont d’utilité posturale qu’une fois référencées et intégrées dans le système nerveux central par rapport à celles qui proviennent des pieds (5). Ensuite, indépendamment de tout déplacement, les pieds, qui exercent une pression sur le sol, peuvent adapter la position du centre de poussée du simple fait de leur déformation active.

L’adaptation des pieds au versant moteur de la fonction d’équilibration dynamique est facilitée par leur architecture très particulière. La forme de chacun d’eux en demi-coupole renversée est assurée par deux arcs osseux à orientation perpendiculaire. Le premier, antéro-postérieur, est appuyé par ses deux extrémités sur le sol, et constitué, d’arrière en avant, par le calcaneus, surmonté du talus, le naviculaire, le cunéiforme médial, le premier métatarsien et ses deux os sésamoïdes. Le second, transversal, est matérialisé en dehors par l’apophyse du cinquième métatarsien et, en dedans, par le cunéiforme médial, élément constitutif de l’arc antéro-postérieur. Il est formé par le cuboïde, les cunéiformes latéral et intermédiaire. Ainsi, la voûte osseuse du pied est faite d’une mosaïque d’osselets et d’articulations déformables sous l’action des forces externes et, bien évidemment, des forces musculaires engendrées par les muscles des jambes et les muscles intrinsèques des pieds. Cette aptitude remarquable à la déformation permet à la fois une adaptation au relief du terrain et un contrôle de la position du centre de poussée, qui peut à tout moment être opposé à la projection du centre de gravité (6).

Cette fonction d’équilibration dynamique assurée par les pieds, déjà très sollicitée par la simple locomotion en terrain glissant, l’est encore davantage lorsqu’il s’agit de manœuvrer l’araire en duo. Celui-ci exige en effet la coordination des gestes d’un laboureur installé à l’arrière de l’instrument, et d’un conducteur placé à l’avant. Chacun d’eux effectue des exercices totalement différents, mais nécessairement synchronisés, puisqu’ils sont étroitement couplés par le lien rigide de l’instrument. Le polygone de support du laboureur est délimité, en arrière, par les deux pieds et, en avant, par le sep de l’araire. Les deux pieds sont relativement écartés de chaque côté du sillon. Ce sont les garants principaux de l’équilibre de l’araire et, par conséquent, de la constance de profondeur et de la rectitude du sillon. La chaîne segmentaire du système en équilibre, qui relie les points de support arrière au point de support avant, a la forme d’un arceau. Elle est constituée, en arrière, par le corps et les bras de l’agriculteur et, en avant, par les mancherons et le soc de l’araire. Le laboureur, courbé sur l’instrument, en maintient la stabilité, surtout dans les plans sagittal et frontal. Le conducteur assure pour sa part la traction continue indispensable à la progression de l’araire. Il en règle essentiellement la direction en modifiant, dans le plan horizontal, l’orientation de l’extrémité du timon. Le polygone de support du conducteur est délimité, en avant, par la position des deux pieds et, en arrière par le sep. Ce polygone de forme triangulaire, comme celui du laboureur, présente une base antérieure plus réduite, car, en raison des efforts de traction, les pieds du conducteur sont presque alignés dans le sens de la progression. De ce fait, l’équilibre latéral du conducteur est plus précaire que celui du laboureur.

Par référence au modèle biologique proposé pour expliquer l’origine de l’araire, il convient de constater que l’instrument et les deux pieds joints ont les mêmes mobilités dans chaque plan de l’espace. De plus, le travail du laboureur et du conducteur, pour obtenir ces mobilités, rappelle celui des muscles extrinsèques qui agissent par antagonisme sur le pied en mouvement. Dans le plan sagittal, le laboureur règle la profondeur du sillon en inclinant plus ou moins la pointe du sep par des variations de pression symétrique sur les deux mancherons. Il reproduit la contraction du triceps sural, dont le tendon d’« Achille », inséré sur le calcaneus, provoque la flexion plantaire du pied. Celui-ci s’enfonce dans le limon lors d’une flexion plantaire et fait surface lors d’une flexion dorsale. Cette dernière s’obtient par un relâchement du triceps sural et une contraction des muscles antagonistes dorsaux qui s’insèrent sur les orteils. Le rôle du conducteur devient alors dominant, pour que la pointe du sep remonte. Dans le plan frontal, le laboureur maintient la verticalité de l’araire par petites pressions sur les mancherons afin que le sep ne s’écarte pas de l’axe du sillon. Il agit comme les muscles stabilisateurs de l’arrière-pied que sont les fibulaires en latéral et les tibiaux en médial. Au total, grâce aux équilibres dynamiques conjugués et harmonieux du laboureur et du conducteur, l’araire, par sa conception judicieuse, reproduit de manière étonnante le fonctionnement biomécanique d’un pied. Au cours des âges, les hommes ont inventé quantité d’appareils, en s’inspirant de façon consciente ou non-consciente de la morphologie des organes des êtres vivants. Les pieds, adaptés à la station érigée de l’homme, ont offert à la contemplation et à la curiosité de celui-ci la richesse de leurs formes et de leurs fonctions. Il n’est donc pas surprenant qu’ils aient pu servir de modèle à l’élaboration de l’araire.

NOTES
(1) Aurenche, O.; Kozlowski, S.K. (1999).
(2) Cauvin, M.-C. (1979).
(3) Needham, J. (1984) Haudricourt, A.G.; Delamarre, M.J.-B. (2000) Bogaard, G. (2004).
(4) Potts, D.T. (1997).
(5) Bessou, P. (1996).
(6) Goldcher, A. (1996) Bril, B.; Brenière, Y. (1992).

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Thonnard, J.L.; Bragard, D.; Willems, P.; Plaghki, L., ‘Stability of the braced ankle. A biomechanical investigation.’ The American Journal of Sports Medicine. Vol. 24/3. Published by The American Orthopaedic Society for Sports Medicine (1996) pp. 356-361.

TABLE DES ILLUSTRATIONS
Illustration de la ‘page à la une’ : Photographie. Fermier avec son araire tiré par des bœufs. © BBC.
1) (à gauche) Girard, T. d’après Willcox, G. 2000. ‘Nouvelles données sur l’origine de la domestication des plantes au Proche-Orient.’ J. Guilaine ed. Les premiers paysans du monde. P 130. Fig 5. (en haut à droite) Photo Strich, J.-D. Anderson, P.C. 2000. ‘La tracéologie comme révélateur des débuts de l’agriculture.’ J. Guilaine (éd.) Les premiers paysans du monde. P 103. Fig 2. (en bas à droite) © Jean-Claude Margueron, mission archéologique française de Meskéné/Emar. Les Mésopotamiens. 1991. P 95. Fig 47. Courtoisie de l’auteur.
2) Girard, T.
3) (à gauche) Girard, T. sous la dir. de Forest, J.-D. (en haut à droite) Photographie satellite de l’ancien delta méridional du Tigre et de l’Euphrate. (en bas à droite) Photographies Mission de Larsa. Huot, J.-L. 1994. Les premiers villageois de Mésopotamie. P 171. Courtoisie de l’auteur.
4) Girard, T. sous la dir. de Forest, J.-D.
5) (à gauche) Girard, T. (en haut à droite) Girard, T. (en bas à droite) Girard, T.
6) Essai de reconstitution d’un araire de type mésopotamien. Girard, T. d’après les descriptions de Haudricourt, A.G.; Delamarre, M.J.-B. 2000. L’homme et la charrue à travers le monde. Pp 85-86 et Needham, J. 1984. Science and Civilisation in China. Vol. VI :2. P 165. Photographie © Bibliothèque nationale (Paris).
7) (à gauche) Girard, T. d’après Goldcher, A. 1987. Podologie. P 6. Fig 1. (en haut et en bas, à droite) Vue de profil des os du pied. Girard, T. sous la dir. de Goldcher, A.
8) Girard, T. sous la dir. de Bessou, P. A) Girard, T. sous la dir. de Goldcher, A. B) Girard, T. sous la dir. de Bessou, P.
9) (à gauche) Girard, T. sous la dir. de Goldcher, A. (à droite) Girard, T. Bessou, P. Goldcher, A.
10) Girard, T. Bessou, P. Goldcher, A.

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